J’ai hésité à intituler ce billet “que sont mes amis — numériques — devenus…”.
Depuis… 1984, j’ai eu mon lot de disparitions d’applications, des outils quotidiens, superbes, qui ont fini par ne plus être maintenus. Pas forcément à cause d’échecs commerciaux mais, trop souvent, suite à de très mauvaises décisions de managers.
Cela va de Adobe FrameMaker sous macOS à des produits du début du Macintosh comme MacDraw, ClarisDraw, etc.
Quid de FoldingText ?
Quid de TaskPaper ? Deux applications de Jesse Grosjean, le talentueux developpeur de Writeroom — 2006 — naguère…?
La liste est longue, inutile de me lancer dans de l’archéologie numérique de mes premiers Macs, voire du Lisa…!
J’ai mis à la déchèterie quelques kilos de packages, manuels lors de nos deux derniers déménagements. Pas la place de stocker, idem pour les rares machines rescapées.

- Bon, pas eu à coeur de virer celui de notre premier compagnon numérique…
Sous iOS, pas mieux…
De très chouettes apps de traitement de texte se sont volatilisées, vite remplacées par d’autres très bons produits, certes. Ce fut le cas de Daedalus touch remplacé par la même équipe de développeurs par Ulysses qui arrivait de macOS.
Parfois, et c’est l’objet de ce billet d’humeur, c’est le développeur qui se volatilise, laissant une communauté d’utilisateurs bourdonner sur le site de l’application alors que le concepteur même du produit ne répond plus.
En ce temps de pandémie, on peut s’attendre à de tristes mais inéluctables arrêts. Mais aussi à de chouettes mises à jour.
Quid de Editorial ?
Quid de Byword ? Certes, ce dernier a été mis à jour il y a moins d’un an et fonctionne comme une horloge…
Mais, plus éloigné, quid de :
Heureusement, il y a — entre autres — Ulysses (la dernière version est remarquable), ia Writer, Day One ou encore mon fidèle Drafts.
Soudainement, nous prenons conscience que certains produits n’auront pas de successeur, qu’il n’est pas inutile de penser à la pérennité de nos écrits.
Bref, en ce temps de pandémie, il n’est pas inutile de réfléchir, de faire le point et de réorienter nos choix en terme d’outils.
Lisa ?
Rapide annexe nostalgie…

- Oui, un truc avec des disquettes…

- Et même une calculatrice RPN…

Allez, bonne journée…
Au mois d‘octobre 2011, par le plus grand des hasards, je suis tombé sur une application qui a « littéralement » révolutionnée ma façon de garder une trace des événements de ma vie quotidienne.
Dix ans plus tard, je l’emploie quasiment chaque jour…
Avec Drafts, Day One s’en rendu indispensable sur mes écrans.
Ces deux apps communiquent via x-callback-url, un protocole qui me permet d’exporter en une action un billet balisé en Markdown dans Drafts vers Day One…
Ce sont des apps qui ne cessent d’évoluer, tous les deux sur une idée d’un unique developpeur au départ…
Paul Magne pour Day One s’est entouré d’une équipe, lire cette épatante feuille de route pour 2021…
Greg Pierce pour Drafts s’est entouré d’une communauté d’utilisateurs.
Deux approches intéressantes…
Une question que vous pouvez vous poser est : « pourquoi t’encombrer de deux applications, l’une ou l’autre devrait te suffire…? »
Non…!
Drafts est le premier outil que je lance pour écrire avant les dispatcher, répartir… dans d’autres applications, de Ulysses à… ce blog ou encore Twitter.
Day One rassemble chronologiquement mes/nos déambulations, photos contextuelles, informations météo liées, nombre de pas, emplacements… Et d’autres notes expédiées depuis… Day One…!

- Notez que j’ai ouvert plusieurs carnets mais j’aurais pu me contenter d’un seul, ce qui était la formule de départ de Day One.
- Balades et Journal seraient à regrouper, opération tout à fait possible tant il est facile de déplacer un billet d’un carnet vers un autre…
Chronologie tous usages…
Je ne vous fais pas un pseudo mode d’emploi de cette app, juste un rapide zoom de mes usages de Day One…

- si je tape Ávila, soit je cherche toutes les entrées texte qui ont le mode clé Ávila dans leur contenu ; soit je cherche les entrées qui contiennent des clichés localisés ou rédigés dans Ávila… C’est la seconde méthode que je préfère…
Day One m’offre un épatant suivi mémoriel, un espace numérique qui me/nous sert à arbitrer les discussions, du genre…
- « quand sommes-nous passés à… Ávila ? »
Les informations retrouvées instantanément dans Day One nous évitent toute polémique stérile !

Bon, je me doute que vous vous en moquez du résultat… même si je recommande les deux derniers liens…
- En l’occurence, premier passage le 17 Février 2019 une première fois (…quelques clichés dont la note de restaurant de 40 €…). C’était la journée de découverte de la ville en venant, en voisins, de Salamanca…
- le 24 mars au retour d’un chouette séjour à San Ildefonso dans la Casa del Plantel tenue par Maria.
- Et enfin une nouvelle halte au SigloDoce le 17 mai au soir en rentrant de Tolède dans un froid polaire avant de regagner Salamanca…!
- Et je ne parle que des arrêts à Ávila, nous étions amenés régulièrement à longer cette ville qui occupe une position stratégique pour rejoindre Madrid depuis Salamanque.
Bien sûr, j’aurais pu me contenter d’Instagram et de mes principaux tags :
#EthnologuesChezNous
#sketchesofspainphotager
#sketchesofsalamanca
#EthnologueChezSoi
mais pas avec l’efficacité de cette chronologie active et… privée !
Bref, je ne vous pas un dessin : vous avez saisi l’intérêt d’une telle application mémorielle !

- Bien entendu, on peut rédiger des billets texte…

- et ajouter à ce texte des clichés (…ou ne placer que des clichés).
Chacun l’utilise à sa guise
Ma fille et moi tenons chacun des carnets dans dans nos Day One respectifs et cela nous convient, aucun de nous ne se force à y revenir, c’est devenu une saine habitude.
l’un comme l’autre, nous parcourons de temps à autre les entrées des années précédentes. À ce propos, l’application permet chaque jour de rappeler ce que nous faisions alors à la même date.
Hormis cette prise de notes, j’apprécie avant tout de visualiser en images les périodes écoulées (aucune photo spectaculaire, plutôt des clichés emblématiques qui, souvent, résument l’instant).

- Carte large de l’Europe dans laquelle je vais zoomer…
Car je peux — autre méthode — accéder à mes entrées en passant par la carte des clichés, chaque point marquant un (…ou plusieurs) cliché étant relié à un billet.

- Je recentre sur l’Espagne

- …et plus particulièrement sur… Ávila !

- Puis accéder à toutes les photos sur la zone de la carte affichée…

- Un appui sur l’une des photos me ramène dans le billet concerné…

Comme j’emploie la version avec abonnement, je peux truffer chaque journée de plusieurs entrées, chacune avec une série de photos si je le souhaite.
Grâce à Day One, je dispose d’une mémoire numérique précise…

Actuellement, des balades effectuées cette année de confinement (…qui ne semble pas se clore) et je peux même calculer le nombre de fois où je me suis rendu dans tel coin de l’île…!
Mais également, à quel moment nous sommes passés par Moissac pour rentrer à Aix-en-Provence, quand nous avons visité Nice ou tourné autour des dentelles de Montmirail en 2020, des événements qui semblent désormais lointains.
Mon unique regret (façon de parler) est de ne pas avoir disposé d’un tel outil vingt ou trente ans plus tôt !
Car en prenant de l’âge, mes souvenirs finissent par s’estomper !
Aussi j’ajoute parfois des informations anciennes, un cliché, opération aisée dans la mesure où il suffit de créer une nouvelle entrée et de lui affecter une date qui s’insèrera dans la chronologie existante.
J’apprécie de disposer de plusieurs carnets et donc ventiler mes notes même si celle du journal de bord est la plus volumineuse.
À défaut de prendre des notes avec ce produit, pensez à écrire régulièrement d’une manière ou d’une autre. Mais ne sous-estimez pas l’image fixe… que Day One supporte également.
Je ne rentre pas dans les mille et une fonctions de Day One vu que je vais en oublier, n’ayant pas l’envie de toutes les utiliser.
Mais si vous cherchez un truc particulier, fouillez dans les préférences, vous risquez d’être surpris !
C’est tout !
annexe : DayOne et Nebo sur iPad
Si j’apprécie le clavier du iPhone pour ajouter des notes dans Day One, je suis moins à l’aise avec celui du iPad !
Régulièrement, j’écris au Pencil dans Nebo avant d’exporter le texte calligraphié à la main. Cet exercice est proche des notes prises dans un carnet papier avec un stylo plume ou un crayon de bois.
Cette analogie fonctionne bien d’autant que j’ai plaisir à écrire au Stylet (et voir sous mes yeux le fantastique boulot de reconnaissance de ma graphie effectué par Nebo, pratiquement 100 %).
Confinement et couvre-feu ? Profitez du temps disponible pour vous atteler à une tâche que vous remettez régulièrement : celle de la sauvegarde de vos données !
Nous vivons une période complexe, anxiogène : ça va des conditions de travail (quand on en a encore un), du suivi d’études avec cours en distanciel… à la trouille réelle de se retrouver virussé pour deux minutes d’inattention.
C’est souvent vivre confiné dans un espace mal foutu et limité, voire se retrouver avec peu d’occasions de décompresser…!
Ayant moins de contraintes, j’essaye de positiver.
Prolégomènes et rappels
Vous pouvez sauter ce qui suit jusqu’au prochain item…!
Si je n’ai pas trouvé l’énergie pour écrire alors que de larges plages de temps libre me sont octroyées, j’ai pris la décision de ranger — enfin ! — notre vie photographique numérique ainsi que les documents essentiels au format PDF. Bref, laisser à notre tribu des archives quasi rangées…!
Nous avons vidé plusieurs lieux après des décès les années passées et je suis intimement persuadé avoir été touché par le départ de Marguerite, départ qui m’avait inspiré ce billet en 2007… Quid des informations personnelles le jour d’après…
Coup de chance, notre activité d’indépendants a démarrée avec le numérique et je me suis retrouvé, par la force des choses, à devoir organiser l’archivage de nos données professionnelles. Autant le dire de suite, tout n’a pas été idéal et j’ai perdu des datas dont les fichiers originaux de mes premiers bouquins…!
Bref, depuis 1984, j’ai égaré nombre d’octets !
Des solutions technologiques se sont succédées et, après testé des solutions qui se sont avérées nettement moins efficaces qu’annoncées par les voix mielleuses du marketing (…je pense notamment aux solutions avec des bandes magnétiques DAT), j’ai fini par opter pour le CDROM puis le DVD…
Ce, après une gestion de disques amovibles SyQuest (…au taux de suicide impressionnant…) et Bernoulli (…qui n’ont malheureusement pas rencontré le succès en dépit de leur épatante fiabilité et de leur coût élevé).
Puis, les capacités des disques durs augmentant alors que leur cout chutait, j’ai commencé à accumuler ces derniers. À ce jour, j’en ai une vingtaine, de 250 Go à 6 To…
Clichés numériques
Fin septembre 2020, j’ai acquis sur le refurb d’Apple un MacBook Pro 16 pouces (de fin 2019) doté d’un SSD de 1 To qui a replacé mon MacBook Pro 16 pouces de 2009.
Avec ce second confinement (fermeture des universités), j’ai enfin réalisé mon premier objectif qui consistait à déposer sur un unique disque dur toutes nos photos numériques. Et ce, dans un ordre chronologique à peu près correct.
Bien entendu, j’ai renoncé à regarder, cliché par cliché, ce que j’archivais. Pas mal de photos en double assurément.
Mais je me suis tenu à une règle simple : un dossier pour chaque jour, le tout dans un grand dossier chronologique.
Et dans ces dossiers, les sources avant tout. Des plus anciennes (JPG, DNG) jusqu’aux plus récentes (CR2, HEIC et JPG issus du post-traitement) avec renomage des fichiers de type horodateur en prenant appui sur les métadonnées.
J’ai même rectifié en batch des noms de dossiers qui possédaient des _ pour les remplacer par des -, histoire que tout soit cohérent !
Côté données personnelles, je suis arrivé au bout de mon second objectif : nettoyé et trié les copies PDF de tout ce qui concerne ma tribu : actes authentiques, factures, contrats…
C’est long mais pratique, notre progéniture n’aura pas à patauger dans ces archives comme nous l’avons fait avec celles de nos propres parents (quand elles existaient…!)…
SuperDuper!
Cette (trop) longue digression pour évoquer le point clé : avoir un disque avec données fiables, c’est bien.
Mais quelques copies du disque de référence (…pour ne pas employer les termes maître et esclave), c’est mieux…!
Au risque de me répéter, il y a plusieurs types de données dans mon univers : via iCloud, une partie de celles sur le disque du portable qui sont identiques à celles de mes écrans iOS (ce texte saisi sur Drafts sera accessible depuis macOS et réciproquement).
Et, sur des disques durs individuels de lourds fichiers photos qui nécessitent un post-traitement via CaptureOne.
Sans oublier ceux pris au iPhone et qui se retrouvent dans l’app Photos via iCloud toujours et que je préfère également post-traiter sur le 16 pouces.
Les données texte et PDF sont sur le Cloud puis distribués dans des disques spécifiques régulièrement ; les photos issues des opérations de post-traitement ainsi que les sources sur un disque plus volumineux.
C’est dans ce dernier contexte que SuperDuper! intervient !
Quel suspens…!
J’emploie cette application de Dave Nanian depuis… juin 2006… Et c’est la seule que j’ai conservée…
Pour info, vous pouvez la tester gratuitement avant de l’acquérir pour un coût modeste…
Avertissement : La première fois, le duplication de votre disque maître vers un clone va prendre… un certain temps… en fonction du type de liaison (FireWire, USB, USBC) mais également de la vitesse de rotation de vos disques (5400 versus 7200 tours).

Ensuite, quand vous aurez modifié le contenu du disque maître et vous vous assurerez que les duplicatas soient identiques, SuperDuper! ne va regarder que ce qui a changé… Et là, c’est d’une vitesse époustouflante…

Bref, en quelques minutes, les deux disques (…même de valeur de stockage différents, ce qui importe est que le disque qui reçoit la copie ait assez de place pour récupérer les informations fournies par l’original) disposent d’un contenu identique…

Sachant que j’effectue cette opération sur trois clones, ça me demande un quart d’heure et je peux ensuite stocker l’une des copies ailleurs que chez nous…
Bref, je recommande peu de produits mais là, que 15 ans d’usage (et merci à @Doopix qui me l’avait indiqué alors…!).
Voilà…!
Rien à voir : j’ai répondu à une interview amicale pour ecrire-et-presenter.com (…par mail), des questions posées par Agaric avec qui je partage un goût immodéré pour le Markdown et ça donne ceci : Interview de Jean-Christophe alias Urbanbike